Sensibiliser les voyageurs et les autorités publiques

Beaucoup de nos conducteurs s'impliquent dans des actions de sensibilisation. En France, nos actions sont variées et associent jeu et pédagogie, animations et expositions.

Des opérations organisées par nos réseaux sillonnent les territoires et s'adressent à des écoliers ou à de jeunes collégiens. Nous mesurons aujourd'hui l'impact favorable des initiatives de proximité, développées depuis plusieurs années, comme l'opération « Je suis sport dans les transports » en Seine-Saint-Denis, qui associe sport et respect des règles de vie en société, avec à la clé un festival citoyen et sportif.

À Rouen, le « City Raid Aventure » est un jeu de piste qui fait découvrir aux enfants les institutions de leur ville (mairie, gendarmerie, police, justice, etc.). Chaque année, 60 de nos collaborateurs y participent.

À Vierzon et à Calais, nous avons lancé, pour les jeunes d'un quartier difficile, des opérations de décoration de bus pour développer une appropriation du véhicule.

Reliant des quartiers différents, le transport public est à la fois un lien social et un lieu de sociabilité.

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La conscience environnementale dans la balance économique

La prise de conscience des enjeux environnementaux et la crise économique ont interpellé les citoyens dans leurs pratiques de mobilité, et les pouvoirs publics dans leurs politiques de déplacements.

Au-delà de l'efficacité opérationnelle du réseau de transport collectif, qu'il s'agisse de l'optimisation des moyens d'exploitation mis en œuvre ou de la qualité du service produit, la question de l'impact environnemental devient chaque jour plus importante. Elle est bien souvent le point d'entrée des questionnements sous l'angle du développent durable. Quel est l'impact réel des transports sur la santé des citadins, sur le réchauffement climatique, sur le développement économique d'un territoire et sur l'amélioration des conditions de vie de ses habitants ?

Les automobilistes seraient prêts à laisser leur voiture au garage s'ils avaient plus de transports collectifs à leur disposition. Mais pour développer les réseaux, les autorités organisatrices doivent engager de lourds investissements. Difficile quand on sait qu'en 2009, aux États-Unis, 25 grands réseaux municipaux étaient en situation critique du fait de la crise financière.

Partout dans le monde, l'intensification de l'étalement urbain en vastes régions d'habitat fait apparaître des bassins de vie importants et complexes, qui nécessitent une nouvelle approche de l'organisation territoriale, aux niveaux politique et opérationnel, entraînant la mise en place de coopérations institutionnelles et de réseaux interconnectés. Dans ce contexte, les schémas contractuels de type délégation de service public ou partenariat public-privé n'ont jamais été aussi pertinents. Par ailleurs, le secteur des transports représente 19 % des émissions de CO2 et 14 % de celles de GES (gaz à effet de serre).

Sans le développement d'incitations pour la réalisation de mesures favorisant les modes de transport sobres en carbone tels que le transport public, les objectifs mondiaux de réduction des émissions de GES ne seront pas atteints.

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